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Tourisme estival : comment adapter nos maisons d'hôtes aux nouvelles attentes de fraîcheur

L'Est Républicain le résumait cette semaine en une formule qui parle aussi pour nos maisons d'hôtes: les voyageurs viennent désormais chercher la fraîcheur autant qu'un toit.

Tourisme estival : comment adapter nos maisons d'hôtes aux nouvelles attentes de fraîcheur

Et les bilans de saison, qu'ils concernent le plein air ou la pierre, dessinent déjà deux France touristiques — celles qui ont anticipé et celles qui subissent.

Ce que la saison nous dit, à nous aussi

Le tableau dressé par la presse régionale est sans appel. Les établissements dépourvus de services — baignade, accès à un lac, piscine — ont affiché, fin juillet, une fréquentation en repli de 30 à 40 %. Ceux qui proposaient des prestations complètes ont tiré leur épingle du jeu. Ce n'est pas un effet de mode: c'est l'expression d'une attente très concrète, celle d'un séjour qui apporte du confort face aux chaleurs, sans que le voyageur ait à tout imaginer.

Pour nous qui recevons dans des demeures anciennes rarement climatisées, la leçon mérite qu'on s'y arrête. Une chambre qui conserve naturellement la fraîcheur, un coin ombragé dans le jardin, une piscine modeste mais impeccable, un petit-déjeuner pensé pour les heures chaudes: voilà ce qui transforme une escale en souvenir. Et c'est souvent moins une affaire d'équipement qu'une affaire de regard porté sur l'expérience.

L'eau, devenue sujet de fond — bien au-delà du plein air

En Bretagne, la saison vue par ici.fr et la fédération de l'hôtellerie de plein air évoque un été en demi-teinte, mais une fréquentation globale qui pourrait approcher le record de 14,6 millions de nuitées enregistrées l'an passé. Le moteur du mois d'août: le retour marqué des clientèles allemande, néerlandaise et britannique, et une météo qui a redonné envie de bouger. Nicolas Dayot, président de l'Union bretonne de l'hôtellerie de plein air, le reconnaît sans détour: « Il faut absolument qu'on soit beaucoup plus sobre ».

Le message dépasse largement le périmètre des emplacements. Les professionnels du plein air investissent dans la détection méthodique des fuites, installent des équipements hydro-économes — une douche performante consomme aujourd'hui cinq litres par minute, contre quinze autrefois — et déploient même de la télérelève en temps réel pour suivre les consommations au quotidien. Pour une maison d'hôtes, c'est un terrain d'action immédiat, et souvent peu coûteux: robinetterie à débit maîtrisé, linge lavé à froid autant que possible, arrosage du jardin pensé en cohérence avec les restrictions locales.

Trois réflexes à glisser dans la prochaine saison

  • Mesurer avant tout. Un compteur simple sur l'arrivée d'eau principale révèle en une semaine ce que l'on soupçonne, mais que l'on ne voit jamais.
  • Afficher la démarche. Un mot posé dans la salle de bains pour rappeler que nous partageons l'eau de la région suffit souvent à transformer un comportement, sans culpabiliser personne.
  • Décaler les usages. Arroser et lancer les machines en soirée ou tôt le matin, c'est protéger le linge, les plantes, et le réseau.

Demain, comme le résume le président breton, « la moitié nord de la France progresse plus vite que le sud ». Si vous accueillez en Seine-et-Marne, c'est plutôt une bonne nouvelle: nos pierres, à condition qu'on les écoute, ont bien des atouts à faire valoir.