Dijon et Chefchaouen : un pont gastronomique entre Bourgogne et Maroc
Justement, d'après la Ville de Dijon, un dialogue rare s'est noué en juin entre la Bourgogne et la ville marocaine de Chefchaouen autour des cultures alimentaires et du tourisme durable — avec, en…

On connaît ce moment, dans une maison d'hôtes, quand un voyageur s'attarde à table et veut savoir d'où vient ce parfum. C'est souvent là que se joue l'ancrage d'un souvenir. Justement, d'après la Ville de Dijon, un dialogue rare s'est noué en juin entre la Bourgogne et la ville marocaine de Chefchaouen autour des cultures alimentaires et du tourisme durable — avec, en septembre, un retour en sens inverse qui promet de belles inspirations pour qui reçoit.
Deux villes, deux UNESCO, une même table
Le projet, soutenu par un fonds conjoint franco-marocain cofinancé par les ministères des deux pays, fait dialoguer deux patrimoines culinaires inscrits à l'UNESCO: le Repas gastronomique des Français — dont la Cité Internationale de la Gastronomie et du Vin (CIGV) est l'écrin dijonnais — et la Diéta Mediterranéa, portée à Chefchaouen par sa Maison dédiée. L'ambition est claire: faire des cultures alimentaires et du tourisme responsable de vrais leviers d'attractivité, de transmission et d'économie locale pour les deux territoires. Dans le même esprit, d'après Actu.fr, le PETR du Bocage et Flers Agglo en Normandie ont accueilli début septembre une délégation de la province espagnole de Cuenca dans le cadre du programme Leader 2023-2027 — coopération consacrée à un tourisme doux, accessible, attentif à l'eau et au climat. Preuve, s'il en fallait, que les échanges entre territoires ruraux à forte valeur patrimoniale ne sont plus anecdotiques: ils se structurent.
Le programme dijonnais de septembre
La délégation de Chefchaouen sera reçue à Dijon avec un programme pensé pour partager, goûter et transmettre:
- L'exposition « Regards sur Chefchaouen » du photographe Chadli Si-Mohamed, à la Chapelle des Élus, à l'Office de tourisme — entrée libre.
- La participation aux Assises Territoriales de l'Agroécologie et de l'Alimentation (ATAA).
- Le marché éphémère « Bienvenue au Souk Beldi » dans le hall de la CIGV — entrée libre, avec des ateliers payants sur les plantes aromatiques et médicinales, les entrées marocaines chaudes et froides, les briouates de Chefchaouen, et les pâtisseries et thés du Maroc.
- Une conférence sur la Diéta Mediterranéa suivie d'une dégustation à 18h, et un dîner de chef à 20h30 — formules payantes, inscriptions via le site de la CIGV.
Ce que nous pouvons en faire, concrètement
Pour nous, hébergeurs, le message est limpide: nos invités viendront de plus en plus en quête d'authenticité culinaire et d'engagement territorial. Trois pistes à garder en tête, dès maintenant:
- Mettre en récit les produits du coin — un fromage, un pain, un vin, une tisane — comme le fait la CIGV avec la gastronomie française: c'est ce qui transforme un petit-déjeuner en expérience.
- Tisser des liens durables avec les artisans locaux, agriculteurs, brasseurs, apiculteurs, et raconter leur geste à table, jusque dans la carte des chambres d'hôtes.
- Surveiller les initiatives de coopération comme celle-ci: elles dessinent les tendances d'une clientèle internationale qui cherche de plus en plus des adresses impliquées dans le vivant du territoire.
À Provins comme à Dijon, c'est la même promesse qui nous anime: faire d'une nuit un récit, et d'un repas un voyage.